Richard Prasquier

February 22, 2024

Les aspects nouveaux de la propagande anti-israélienne



Actualité Juive 22 Février 2024


Les aspects nouveaux de la propagande anti-israélienne
Il fut un temps où d’âpres débats portaient sur une lettre: Israel devait-il se retirer « de » ou « des » territoires occupés (résolution 242 du Conseil de Sécurité)?
Aujourd’hui, place à la simplification. Mitraillé d’images spectaculaires vite oubliés, le public en perd la trame et les grumeaux qui surnagent dans la bouillie des événements sont l’objet de reconstitutions aussi  partielles que partiales. 
Dans la guerre informationnelle les « sionistes » ne font pas le poids. 
Cela remonte à loin.  Le  10 novembre 1975, la résolution 3379  de l’Assemblée Générale des Nations Unies assimilait le sionisme à un racisme.   Grâce aux  États Unis, cette résolution fut abolie en 1991 à la faveur de la décomposition du bloc communiste . Il n’est pas sûr qu’elle le serait aujourd’hui. La scandaleuse partialité de l’ONU et des individus qui  ont été nommés dans ses différents organes résulte d’un rapport d’influence qui est un rapport de nombre très déséquilibré en défaveur d’Israel.

Aujourd’hui, dans  les démocraties qui ont voté contre cette honteuse résolution, l’offensive anti-israélienne se développe de façon  inquiétante. Le wokisme a substitué le victimisme au marxisme, il porte en bannière l’islamisme et prêche encore un mantra anticolonialiste vieilli et hémiplégique. Des jeunes en mal d’idéal universaliste et des politiciens  en mal de clientèle sont les estafettes de ce nouveau totalitarisme qui, au-delà  des Juifs, menace la liberté au nom de la liberté.

 Le combat contre la diabolisation d’Israel ne vise pas à convaincre des convaincus, des dogmatiques et encore moins des fanatiques, mais à informer des citoyens sans préjugés, qui s’expriment  peu sur les réseaux sociaux et qui comprennent que quand 1200 personnes ont été assassinées dans les conditions du 7 octobre, il est naturel de chercher à détruire une organisation  qui a promis qu’elle recommencerait dès que possible . Ces citoyens, alarmés par les informations sur la guerre à Gaza, sont beaucoup plus ignorants qu’on ne l’imagine sur le conflit, bien que des sources d’information fiables soient facilement disponibles. Le temps n’est plus à l’explication historique, mais au déchiffrement  de l’actualité.. 
Citons brièvement cinq thèmes.
L’occupation: non Gaza n’était ni occupée, ni une prison à ciel ouvert, mais une entité avec un gouvernement autonome totalitaire recevant de larges subsides financiers, utilisés pour construire une machinerie de guerre.  
L’idéologie: non, le Hamas ne veut pas libérer la Palestine sur la base des accords d’Oslo, mais éliminer tous les Juifs de cette terre , prélude à la réislamisation d’un Dar al-Islam dont la France n’est pas exclue.
Les destructions:  on peut douter de la fiabilité des chiffres (exemple: l’hôpital al-Ahli), mais la guerre à Gaza entraine, comme toute guerre urbaine de nombreuses victimes civiles. Elle est aux yeux des experts d’une exceptionnelle difficulté: les immeubles protégés (hôpitaux, mosquées, écoles..) ont été systématiquement dévoyés vers des usages militaires et le réseau souterrain est tel que chaque bloc d’immeubles contient une sortie. Israël essaie de réduire les pertes, le Hamas cherche à les accroître pour mieux se victimiser. Quant à l’aide humanitaire, elle parviendrait mieux s’il  n’en confisquait pas une grande partie. 
Le génocide: la seule partie  génocidaire, c’est le Hamas qui dans sa charte, non abrogée, prône l’extermination physique des Juifs. Le CIJ n’a pas accusé Israël de génocide: c’est l’Afrique du Sud, qui l’a fait.
Netanyahu: soutenir Israël, ce serait soutenir un Premier Ministre insoutenable. Quoi qu’on pense de lui, c’est le peuple israélien tout entier qui mène cette guerre et le consensus au sujet de l’éradication de la capacité de nuisance du Hamas est total. 

Ce n’est évidemment là  qu’une esquisse. D’excellentes initiatives se développent en réaction à l’avalanche de dénis et de mensonges. Un message clef: défendre Israël qui lutte contre un ennemi fanatisé ne reculant devant rien, c’est défendre notre liberté commune.